Roch Marc Christian Kaboré

Banquier de profession, Roch Marc Christian KABORE est né le 25 avril 1957 à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso (province du Kadiogo, région du Centre).

Son parcours scolaire et universitaire commence en 1962 à l’école primaire publique Centre A de Ouagadougou. Après la chute de la Ière République le 3 janvier 1966, l’affectation de son père à Tougan comme Commandant de cercle l’amène à poursuivre les cours à l’école primaire publique de ladite ville qui l’accueillera jusqu’en février 1968.

Il retrouvera la classe de CM2 de l’école primaire publique centre B de Ouagadougou,  à la suite à la réaffectation de son père dans la capitale en février 1968.

✓ En juin de la même année, il obtient le Certificat d’études primaires élémentaires et est ad-mis au concours d’entrée en 6ème des lycées et collèges.
✓ De 1968 à 1975, ses études secondaires entamées au Collège Saint Jean Baptiste de la Salle à Ouagadougou sont sanctionnées en juin 1972 par le Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et en juin 1975 par le Baccalauréat du second degré, série D.
✓ Il embrasse alors des études universitaires en sciences économiques à l’Université française de Dijon à partir de la rentrée académique 1975-1976. Après le DEUG I, le DEUG II, la li-cence en sciences économiques, il décroche en 1979, la Maîtrise en sciences économiques, option gestion, à l’Université de Dijon.
✓ Ses études de troisième cycle s’enchaînent aussitôt dans la même Université où il obtient en 1980, un Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en gestion qui lui confère le Cer-tificat d’aptitude en administration et gestion des entreprises de l’Université de Dijon.

 

 

PARCOURS PROFESSIONNEL ET POLITIQUE
Militant de l’Association des Etudiants Voltaïques en France (AEVF), Section de l’Union géné-rale des Etudiants Voltaïques (UGEV) dès 1975, son parcours syndical et politique en a fait un bon connaisseur du personnel politique qui anime la IV ème République.
✓ Rentré au pays pour mettre ses compétences au service de la Nation, il intègre la Banque in-ternationale des Volta (BIV) devenue Banque internationale du Burkina (BIB) après le chan-gement d’appellation du pays. Depuis, se déroule devant lui une carrière professionnelle et politique particulièrement riche.
✓ Très jeune banquier, il rallie tout le monde aux talents de son cru, pour occuper le fauteuil de directeur général de la BIB dès 1984.
✓ De 1984 à septembre 1989, il restera ainsi aux commandes de cette banque avant de rejoindre l’équipe gouvernementale constituée le 21 septembre 1989, au poste de ministre des Trans-ports et des Communications.
✓ Après l’adoption de la Constitution de la IV ème République, par le référendum du 2 juin 1991, un remaniement ministériel intervient le 16 juin 1991 pour conduire la transition jusqu’à la mise en place des instituions prévues par la nouvelle Constitution.
✓ Il y occupe le poste clef de ministre d’Etat chargé de la Coordination de l’action gouverne-mentale. Il occupera cette fonction jusqu’au 16 février 1992, date à laquelle un remaniement ministériel fait de lui, l’unique Ministre d’Etat sans portefeuille de la nouvelle équipe gou-vernementale qui restera aux affaires jusqu’au 19 juin 1992, c’est à dire, après l’installation de la première législature de la IV ème République.
✓ Aux premières élections législatives de la IV ème République, le 24 mai 1992, il est élu député sur la liste de l’Organisation pour la Démocratie et le Progrès/ Mouvement du Travail (ODP/MT) qu’il conduit à Ouagadougou, dans la province du Kadiogo.
✓ Du 19 juin 1992 au 3 septembre 1993, il est ministre d’Etat, ministre des Finances et du Plan.
✓ Devenu ainsi grand argentier du Burkina Faso, il exerce dans le même temps de hautes fonc-tions au sein des organisations économiques et financières sous régionales et internationales.
✓ Du 3 septembre 1993 au 20 mars 1994, il est ministre d’Etat, ministre chargé des Relations avec les Institutions.
✓ Le 20 mars 1994, il est nommé Premier ministre, Chef du Gouvernement du Burkina Faso.
✓ Les premières privatisations importantes tout comme les premières mesures d’accompagnement de la dévaluation du franc CFA seront, entre autres, l’œuvre de l’équipe gouvernementale qu’il a conduite jusqu’au 6 février 1996.
✓ De février 1996 à juin 1997, il est Conseiller spécial du Président du Faso.
✓ Le 11 mai 1997, il est réélu député sur la liste du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) dans sa province natale du Ganzourgou. Il rejoint alors l’Assemblée nationale dès l’installation de la II ème législature de la IV ème République.
✓ Ainsi, du 1er juillet 1997 au 5 juin 2002, il a été régulièrement réélu, année après année, au poste de Premier Vice-président de l’Assemblée nationale.
✓ En août 1999, il est élu Secrétaire national du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), parti majoritaire au Burkina Faso.
✓ Le 5 mai 2002, il est réélu député sur la liste nationale du CDP qu’il conduit aux élections législatives, les troisièmes du genre depuis l’instauration de la IVème République.
✓ Le 5 juin 2002, il est élu Président de l’Assemblée nationale.
✓ En août 2003, il est élu Président du CDP, Président du Bureau Politique National du Parti, poste qu’il a régulièrement occupé jusqu’au 4 mars 2012.
✓ Le 6 mai 2007, il est réélu député sur la liste nationale du CDP qu’il a conduite aux quatrièmes élections législatives de la IVème République.
✓ Le 4 juin 2007, il est réélu Président de l’Assemblée nationale.
✓ Le 8 juillet 2011, il est élu président de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie.
✓ Le 4 janvier 2014, il présente sa démission du CDP.
✓ Le 25 janvier 2014, il fonde avec d’autres démissionnaires du CDP, parti au pouvoir, le Mou-vement du peuple pour le progrès (MPP).
✓ Le 25 janvier 2014, il est élu Président du MPP, Président du Bureau Exécutif National.
✓ Le 29 novembre 2015, il est élu Président du Faso dès le premier tour, avec un score de 53,49% des voix, et prête serment le 29 décembre 2015, pour un premier mandat de cinq ans.
✓ Le 22 novembre 2020, il est réélu président du Faso dès le premier tour, avec un score de 57,74% des voix, et prête serment le 28 décembre 2020, pour un deuxième mandat de 5 ans ;

 

DISTICTIONS HONORIFIQUES
✓ Au titre des décorations et distinctions honorifiques, Roch Marc Christian Kaboré est :
• Grand Officier de l’Ordre national burkinabè ;
• Grand Croix de l’Ordre du Lion (Sénégal) ;
• Compagnons des Stars de la République du Ghana (Companion of the Order of the Star of Gha-na) ;
• Knight Grand Cordon, Most Venerable Order Of The Pioneers (KGC-MVOP) du Libéria ;
• Grand-Croix de l’Ordre de la Pléiade, Ordre de la Francophonie et du Dialogue des cultures ;
• Grand-Croix de l’Ordre International des Palmes Académiques du Conseil africain et malgache de l’Enseignement supérieur (OIPA-CAMES) ;
• Docteur Honoris Causa de l’Université de Bourgogne en France ;
• Champion de l’Union africaine dans la lutte contre les mutilations génitales féminines;
• Champion de la libre circulation des personnes et des biens de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ;
• Champion de l’Alliance mondiale du Vaccin (GAVI) ;
• Président en Exercice du Comité permanent inter-Etats de Lutte contre la sécheresse au Sahel (février 2018 – juillet 2020) ;
• Président en exercice du G5 Sahel (Février 2019 – février 2020).
• Président en exercice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) depuis le 25 mars 2021

 

 

LOISIRS
✓ Roch Marc Christian KABORE aime la lecture, la musique et les activités agropastorales qu’il pratique, tout en assumant son rôle de Parrain du Rail Club du Kadiogo, une équipe de la première division du championnat national de football au Burkina Faso.
✓ Ancien scout de Haute-Volta, depuis le Collège Saint Jean-Baptiste de la Salle à Ouagadou-gou, dès les années 1968, joueur de basket-ball ayant porté le maillot national dans cette dis-cipline, Roch Marc Christian KABORE est un homme de contacts d’une disponibilité exem-plaire.